Restez connectés, pour rester en bonne santé !

Un changement sociologique

Restez connectés ! Tel est l’impératif, aujourd’hui; un impératif, qui se décline sous diverses formes technologiques : internet, high phone, smartphone, Ipad et autres tablettes tactiles, etc. Les objets connectés ont déjà commencé d’envahir le quotidien de nombreuses personnes dans le monde et la tendance n’est pas prêt à se renverser. Hier encore, les smartphones et autres formes de nouvelles technologies étaient de simples gadgets ; mais aujourd’hui, ils tendent à s’imposer à tout-un-chacun. Comment s’y sont-ils pris ? Tout simplement en devenant les meilleurs alliés de notre santé et de notre confort. La révolution des objets connectés est donc clairement amorcée.

La révolution de l’ « Internet des objets » est amorcée

Le marché des objets connectés, qui concerne à 60% le domaine de la santé, est en pleine croissance et connaît une accélération phénoménale : évalués à 15 milliards en 2015, les objets connectés connaîtraient, d’après les spécialistes, une augmentation de plus de 500%, d’ici à 2020. Cet « Internet des objets », qui, en 2020, comprendra 80 milliards d’objets connectés d’après les estimations actuelles, est-il appelé à  révolutionner le mode de vie des français au vingt-et-unième siècle ? A moins d’une révolution verte ou d’une catastrophe nucléaire, c’est déjà une certitude.

D’ailleurs, dans le domaine de la santé et du bien-être qui nous intéresse, le Quantified self venu d’Outre-Atlantique séduit déjà 11% des français. Entre les bracelets, les traceurs de sommeil, les T-Shirts, les balances, les fourchettes, les brosses à dents, les tétines à capteurs, les objets connectés revêtent de plus en plus de formes différentes et séduisent de plus en plus de personnes.

Ils pourraient même être plus proches encore de notre corps, si Google et Novartis réussissent à produire leur lentille de contact intelligente pour diabétique (une lentille susceptible de mesurer le taux de glucose des diabétiques, mais qui pour l’heure n’existe qu’à l’état de prototype !).

La diversité des objets connectés liés à la santé

Un bracelet qui mesure le nombre de calories dépensées dans les activités courantes, mais aussi la durée et la qualité du sommeil, a de quoi rendre rêveur. Tout comme la fourchette connectée qui, si vous mangez trop vite, se met à vibrer. Nul doute, en effet, que les personnes en surpoids apprécieront ce petit gadget créé par la société française Slow Control et baptisé la 10SFork. Mais on peut douter que ces derniers types d’objets connectés s’imposent à tout le monde.

Il est certain, par contre, que les balances connectées remplaceront d’ici-peu nos vieilles balances électroniques. Ces nouvelles balances, intelligentes, ne se contentent pas de calculer l’ensemble de notre masse corporelle ; elles discriminent entre la masse graisseuse et la masse musculaire et, cerise sur le gâteau, mesurent le rythme cardiaque ! Les brosses à dents intelligentes, quant à elles, ne sont pas en reste ; elles mesurent le temps de brossage et sa qualité ; une bonne nouvelle pour nos enfants, mais une mauvaise nouvelle pour les dentistes !

Des objets efficaces ?

Si ces progrès technologiques ont de quoi séduire, la question de leur fiabilité se pose toutefois. Dans quelle mesure peut-on accorder sa confiance à  une machine qui prétend, par exemple, comptabiliser avec exactitude nos pas et, surtout, les calories brûlées au cours d’une journée ? Une telle machine constitue-t-elle un outil viable de coaching personnalisé ou sommes-nous face à une imposture marketing ?

En l’espèce, il faut distinguer, tant bien que mal, entre les objets connectés à visée médicale (la législation est plus contraignante, en ce cas) et les objets connectés concernant uniquement le bien-être personnel. Dans ce dernier cas de figure, la précision de ces objets reste, de fait, relative; une étude de l’université du Colorado a pu l’établir. L’étude a en effet montré qu’un bracelet connecté commercialisé par un des leaders du secteur minorait de 28 % le nombre de calories brûlées pendant un exercice.

Pour s’y retrouver dans le marché des objets connectés liés à la santé

Quelle que soit la précision réelle des objets connectés liés à la santé et à la forme, ils n’en perdent pas pour autant toute utilité. Il est donc utile de discriminer les bons des mauvais. Un site comme dmdpost.com, dont le cofondateur est le psychiatre Guillaume Marchand, aide à faire ce tri dans les applications de santé et les objets connectés disponibles sur le marché français. Les adeptes inconditionnels du Quantified self, pour peu qu’ils veuillent du « sérieux », auront aussi intérêt à se tourner vers le site créé par le docteur Postel-Vinay: automesure.com.

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