Tout miser sur…le chocolat noir !

De nouvelles données qui changent la donne

Longtemps, le chocolat a été mis à l’index à cause de ses apports caloriques importants. Songeons, en effet, que la consommation de 100 grammes de chocolat noir suffit à couvrir le quart de nos besoins caloriques journaliers. Mais bonne nouvelle pour les gourmands et les gourmets : il est aujourd’hui réhabilité par le monde médical. La raison principale : les flavonoïdes, un type d’anti-oxydants qu’on trouve surtout dans les légumes et les fruits*, mais qui se trouve en quantité très importante dans le thé, le vin rouge et le chocolat. Mais si le thé et le vin rouge contiennent aussi beaucoup de flavonoïdes, pourquoi tout miser sur le chocolat ? Et pourquoi le chocolat noir, plutôt que le chocolat blanc ou le chocolat au lait ?

Pourquoi le chocolat noir ?

Si un verre de vin rouge et une tasse de thé fournissent à peu près la même quantité de catéchine (sous-espèce dans la catégorie volumineuse des flavonoïdes) que 40 grammes de chocolat noir, c’est-à-dire environ 4 carrés, leur bonne action sur le long terme serait scientifiquement moins assurée**. Préférons donc la sécurité du chocolat. Mais pas de n’importe quel type de chocolat. En effet, la présence de flavonoïdes dans le chocolat est directement liée à la présence de cacao. Donc l’équation est simple : plus il sera noir, plus il sera riche en flavonoïdes. A cet avantage s’en ajoute un autre : l’index glycémique du chocolat noir, comparé à celui du chocolat blanc ou du chocolat au lait, est faible ; ce qui évite les pics de glycémie, qui, comme on sait, font lentement mais sûrement glisser vers le diabète de type 2.

Un incroyable « alicament »

Outre les propriétés anti-oxydantes de ses flavonoïdes, qui intéressent tous ceux qui songent à moins vieillir, le chocolat possèdent d’autres propriétés qui peuvent classer ce dernier dans la catégorie des « alicaments », c’est-à-dire d’aliments qu’on peut apparenter à des médicaments, à cause de leurs bons effets sur la santé. En l’occurrence, le chocolat se défend plutôt bien sur ce terrain des alicaments. Sa richesse en minéraux (phosphore, magnésium, fer, zinc et potassium), en vitamine du groupe B (surtout vit. B 3), en tryptophane (précurseur de la sérotonine, « hormone de la bonne humeur ») et en phényléthylamine (agent anti-dépresseur), en théobromine (excitant comparable à la caféine) en fait un aliment idéal pour assurer notre équilibre et notre dynamisme, à la fois sur le plan physique et mental. Anti-dépresseur, anti-cancéreux, le chocolat prévient aussi les risques cardio-vasculaires et les AVC.

Banco!

On attribue encore au chocolat d’autres vertus, non moins appréciables. Le chocolat, grâce à sa théobromine, renforcerait l’émail des dents. Il contribuerait aussi, à condition d’avoir une activité physique régulière à côté, à la perte de poids. Et, d’après une étude publiée en 2009, dans Journal of Cosmetic Dermatology, il protègerait même des UV ! Banco, donc, pour le chocolat noir ; un aliment, dont les bienfaits sur les papilles ne sont plus à démontrer et qu’on pourra désormais consommer sans sentiment de culpabilité excessif.

* C’est la richesse des fruits et légumes en flavonoïdes, dont l’effet carcinogène (anti-cancéreux) est aujourd’hui prouvé, qui est à l’origine des campagnes gouvernementales incitant les français à manger cinq fruits et légumes par jour.
**  Silvina B. Lotito, Balz Frei, « Consumption of flavonoid-rich foods and increased plasma antioxidant capacity in humans: Cause, consequence, or epiphenomenon? », Free Radical Biology & Medicine, vol. 41, p. 1727-1746, cité dans l’article “Flavan-3-ol” de Wikipédia.

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